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Le monde m'appartient [Terminée]

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Béni
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Titus
Béni
Mer 20 Juil - 1:27
Titus
▪ Feat : Oikawa Tooru – Haikyuu!
▪ Âge du personnage: 23 y.o
▪ Groupe : Béni
▪ Jour d'arrivé : 01 jour
▪ Jour de disparition sur Terre :17/11/1869
▪ Ancienne occupation : Jeune écrivain raté qui vivait dans l'ombre des auteurs du 19e siècle.
▪ Métier sur Terra :Empereur
▪ Guilde : Exploration
▪ Quartier :Palais
▪ Choix de la difficulté:cauchemardesque
▪ Code règlement :JE SUIS UN THUG ET JE LE DONNE PAS. Ok
Vœu
▪ Explication :Titus souhaitait, humblement, devenir le maître du monde. Alors on lui a donné un monde pour lui tout seul. Terra. Sauf qu'au début il n'y avait personne sur qui régner.
▪ Restriction :Titus a perdu ses mensonges et ses jolis mots. Il a perdu toutes ses subtilités et ses envolées lyriques et est contraint à l'amer et contraignante vérité. Brute et laide, elle s'impose à lui même quand le mensonge aurait été mille fois plus doux que l'abrupte vérité. Il ne peut plus se montrer injuste, faire des esclandres injustifiés, il ne peut même plus jouer la carte de l'hypocrisie. Et le sarcasme, dieu, le sarcasme… Il lui manque tant… Mais le voilà contraint à la vérité la plus insipide et il n'y peut rien. Dès qu'on lui pose une question il est obligé d'y répondre franchement et sans détour. À l'écrit comme à l'oral, d'ailleurs. Le destin est bien cruel.



chui bô
Titus est grand, mais pas très imposant, il n'a pas particulièrement l'air menaçant ou autoritaire, certaines personnes disent qu'il ressemble à un benêt. Ce qui est exact. Titus n'est de l'Empereur idéal qu'une simple caricature, car ce n'est pas le peuple qui l'a choisi mais son vœu qui l'impose. Il a des cheveux bruns, particulièrement épais et mal peignés, lui donnant un air désinvolte et négligé qui peut gêner. Ses yeux sont de la même couleur que ses cheveux, si bien que leur nuance noisette paraît presque banale tant elle se confond avec ses mèches brunes.

Particulièrement expressif il n'est pas difficile de lire sur son visage toutes les passions qui l'affectent. Du dégoût à la joie la plus totale, la fourberie de son regard peut désarmer. C'est qu'il semble tellement franc et sa bouche est si prompt à dévoiler les pires vérités sans tact et teint que ces deux yeux malicieux peuvent mettre mal à l'aise. Ses cils longs et délicats permettent de mettre en valeur son visage qui ne serait sans doute que grossier et trop allongé sans son nez délicat et son menton discret.

Titus arbore très souvent une expression enjouée et insouciante, surtout lorsqu'il se balade et que ses devoirs envers l'Empire est fini. Il a de longues mains et, en plus d'aimer écrire, il a un certain talent pour le piano. Malheureusement il n'a plus l'occasion de pratiquer cet art, sur Terra. Alors parfois ses doigts semblent tapoter dans le vide des accords, surtout lorsqu'il est pensif ou préoccupé.

Il y a quelque chose de sombre dans les yeux de Titus. Sur ces épaules et sa stature. Parfois il semble ployer, parfois il semble épuisé, parfois il semble avoir les jambes trop frêles pour porter son titre et quand on lui demande s'il va bien, il répond bien entendu par la négative et le sourire las qui échoue sur ses lèvres le rendent mille fois trop âgé… Il reprend alors bien vite son air bête, après une pirouette et il ressemble alors au Titus immature que le peuple côtoie depuis le début.

Sa grande et incapable majesté à une peur bleue des chèvres depuis que l'une de ces bestioles l'a mordu quand il essayait de la chasser de son palais… Il est d'ailleurs le premier habitant à avoir contracté la morbis caprarum.    



Fabulous
Titus à l'ambition de ces  êtres  relégués au second plan. Des rêves de grandeurs plein la tête qui ne cessaient de grandir à force de vexations et de contrariétés. Car la contrariété est d'autant plus tenace quand elle se niche dans le coeur d'un homme qui se porte en trop grande estime. Doux narcissisme qui lui colle à la peau. Titus est la perfection, la quintessence de ce qu'il y a de mieux dans le monde. C'est ce qu'il pense et ce qu'il méprise  par dessus tout c'est que personne ne puisse s'en rendre compte. Pourtant, grand prince il pardonne. Parce qu'il a conscience que les autres ne peuvent et nous pourront pas comprendre, qu'ils ne sont pas aussi parfait que lui. Alors il pardonne. Soupire. Il était habitué à devenir alors mielleux et tout sourire pour masquer son dégoût, sa colère, son mépris et toutes ces choses qui ne laissent jamais une bonne impression. Il était de ces gens habiles qui étaient capable de tout feindre et de manipuler pour obtenir ce qu'il souhaitait.

Depuis qu'il est arrivé sur Terra, Titus est contraint à la franchise et c'est assez éprouvant pour lui parfois. Notamment lorsqu'on l'accuse de quelque chose et qu'il est contraint d'avouer et qu'il se retrouve emprisonné. Cependant, c'est aussi un soulagement que de devoir pestiférer, injurier, adorer, se plaindre, dire sans que jamais personne ne doute de sa parole. Ce qu'il déclare il le pense et même quand sa langue claque pour déclamer des poèmes pour célébrer son illustre personne, il le pense fermement est en persuadé. Alors, il est rassuré qu'on ne lui ai pas enlevé la capacité de s'aimer. La vérité est autant une vertu qu'un fardeau trop lourd à porter.

Mais cet amour qu'il se voue obscurcit sa vision et le rend aveugle et sourd, si bien qu'il a du mal à exprimer lui-même de l'affection et qu'il ne peut concevoir que quelqu'un, un jour, lui voue une haine farouche. Imbécile heureux il se balade dans la rue un grand sourire sur les lèvres conscient que le monde lui appartient, même quand il se déguise – ou du moins qu'il essaie- pour ne pas dévoiler son identité. Il semble bête et immature, voire carrément inconscient, si bien que les autres émettent de certains doutes quant à sa capacité à régner et s'imposer…

Mais pourtant quand il faut juger et décider il est là et il le fait, même si parfois sa paresse lui donne envie de s'étendre dans ses coussins le restant de ses jours. Oisif et indolent qu'il est. Gentil, il l'est aussi, même si la gentillesse est l'apanage des naïfs. Il n'est cependant pas généreux ou courageux.

Titus aime qu'on lui dise des compliments. Titus déteste qu'on ne le remarque pas et s'agace vite quand on l'ignore. Il aime parler aussi et manier les mots, sur un papier ou à l'oral. Lui qui était l'habitué de nombreux salons littéraires, mais à qui on ne laissait jamais la parole, préférant entendre Flaubert décrire sa si belle Normandie alors que lui aurait voulu partager la vision de son Paris si coloré et enchanté.

Titus est curieux de tout et tout le monde et veut tout savoir, car il déteste être laissé pour compte ou faire la cinquième roue du carrosse. Quand il croise quelqu'un qui vient d'une autre époque, il ne peut s'empêcher de lui demander des détails, mais aussi, plus tard, d'étaler sa nouvelle science infuse. Il est malicieux, mais parfois trop agacé quand on le taquine lui. Il n'a pas pas d'idées préconçues sur les gens (sauf que par défaut tous les gens l'aiment et l'adulent)  et n'a pas spécialement peur des Incarnations et si elles arborent une apparence disgracieuse il le lui dira, comme il peut dire à un béni qu'il le trouve laid.

Si Titus paraît souvent trop oisif et pas assez sérieux, il y a des moments où il arbore un visage grave et torturé, des petits moments de faiblesse qu'il n'aime jamais exposer. Il a tout de même conscience d'avoir un monde à diriger et un peuple à gouverner, alors il fait de son mieux pour être juste avec tout le même. Surtout avec lui-même.

De ce fait, il ne se place ni au-dessus des lois et a autorisé sa milice à le juger et le condamner s'il outrepassait ses propres lois… Sauf que dans la pratique il était persuadé qu'il était trop parfait pour les transgresser. Mais comme il déteste l'ennui, les siestes au Palais sont mortellement ennuyantes et il se glisse dans les couloirs pour se promener… Jusqu'à ce qu'un garde l'attrape et l'enferme dans sa chambre. Il est aussi amateur d'alcool et il ne résiste pas souvent à l'envie de verre d'eau de vie au melon… Et toutes ces pitreries sont quotidiennes, malheureusement.

À part cela il est un homme juste et bon et personne n'a encore essayé de le renverser. Et c'est une bonne chose, car il habitait un siècle particulièrement instable politiquement parlant. Il espère que cela va continuer et que personne n’essaiera jamais de le détrôner, parce que lui ne sait se battre qu'avec une plume et si quelqu'un venait à le provoquer en duel, il irait pleurnicher dans sa chambre. C'est qu'il a très peur qu'on blesse son joli minois où qu'on lui porte atteinte physiquement. La moindre coupure et c'est bon… C'est la fin pour lui. Il en est persuadé et il souffre atrocement vous comprenez?


C'est ainsi qu'est et se comporte votre Empereur. Rassuré, ou non?  
Histoire
Louis-Napoléon De Mercier, un nom gravé quelque part dans le temps. Si vous cherchez vous ne trouverez guère plus que deux trois éditions contenant des histoires féeriques le reste de son œuvre c'est perdu dans les méandres de son siècle.

Sa plume facétieuse et son lyrisme a outrance était bien trop en décalage de l'époque. Non. Les salons littéraires ne juraient alors que par Flaubert et ce fameux George Sand aux dentelles bien trop charmeuses. Si Musset ne s'était pas éteint de manière presque trop romanesque dans la foulée, peut-être qu'il aurait eu une chance de figurer parmi les étoiles. Mais les romances de Louis-Napoléon manquaient de profondeur disait-on. De réalisme. Le peuple ne pouvait s'amouracher d'une bergère et de ses aventures pastorales sans saveur, combien même le dieux se mêlaient à l'intrigue. « Vous manquez cruellement de réalisme mon cher !» « Depuis Bovary, rien ne m'étonne plus que de découvrir les mœurs du sexe faible, mais vos femmes sont si candides… » Naïveté et romance envolée, ne reste plus que l'implacable vérité d'un amour coupable où l'adultère fait loi et où le chaos n'est plus qu'une toile de fond coutume et accoutumée.

C'est qu'ils n'avaient plus l’œil pour s'émouvoir du flirt innocent d'une princesse ou d'une indigente. Ils voulaient de la tension, des métaphores pleines de lyrisme sur l'amour du corps plutôt que l'amour de l'esprit. Les plaisirs coupables trouvaient des lecteurs et les amours interdits aussi et ce n'est pas Litz qui aurait pu dire le contraire. Peut-être que s'il était né avant, Sand aurait donné l'idée de son romain à Louis plutôt que Balzac. Trop jeune ou pas assez.

« Vos phrases sont belles mon ami, mais avez vous lu les carnets de voyage de Sand ? N'êtes vous donc jamais sorti de Paris ?» Las ! Las ! On le conviait à des salons, mais jamais au grand jamais on ne le laissait parler. Il se devait d'entendre l'Ennuyeux et l'Opiniâtre et leur amis… Si influents, si célèbres. « Des artistes, Monsieur. »

Louis en était un, mais il souffrait de la prolifération des écrits des grands. Ils étouffaient, dictaient ce qui plaisaient ou non aux lecteurs si bien que personne ne souhaitait publier ses balbutiement romanesque. C'est bien là ce qu'il lui avait dit, ce moustachu au ventre bien trop arrondis. Qu'il était de surcroît trop immature et terriblement niais s'était-il même esclaffé… Mais bien structuré.

Plus tard, quand celui qui s'est moqué publiquement écrira une histoire qui ressemble à s'y méprendre à celle de ce jeune gratte papier mielleux, personne ne dira jamais rien. À part de nombreuses éloges… Ses phrases, ses mots, son inspiration. Volés.  Combien même Louis-Napoléon jurait qu'il avait envoyé son manuscrit à ce monsieur avant qu'une histoire semblable ne sorte. Personne n'y croyait, ils s'esclaffaient et pourtant… Pourtant sa main. Ses mots. Son temps. Sa vie. Sa plume. Sa consécration ! Était-ce pour cela qu'il baisait les mains les plus grasses et miaulait des douceurs aux artistes depuis des années ?

L'injuste raison à tout cela était que  Louis-Napoléon était trop heureux, ses aventures trop doucereuses pour faire de lui un écrivain du peuple populaire. L’oisiveté et les compliments dans lesquels on l'a bercé depuis tant d'années n'étaient pas pas assez rude pour le préparer au monde littéraire de la très grande France. Malgré l'argent de sa famille et sa filiation lointaine avec l'Empereur.

L'opinion de ces salons était si influente que les compositeurs les plus en vues ne cessaient de voleter autour. Comme si la célébrité n'était réservée qu'à un cercle restreint d'amis. Des qualités il en avait et même ce qu'il écrivait n'était pas mauvais, mais il semblait persuadé qu'ils avaient la main mise sur l'opinion et qu'il ne pourrait jamais rien changer. Ou peut-être que si. S'il devenait influent et puissant. Plus encore.

Peut-être ?


Alors Louis-Napoléon à redoublé d'efforts pour se faire connaître et se faire apprécier, mais rien y faisait. Il restait le jeune scribouillard qui s'est un jour indigné qu'un grand maître ne prenne ses écrits pour le transformer en une œuvre littéraire majeur. Et combien même c'était là la vérité, ne se sentait-il pas flatté qu'on juge ses écrits suffisamment bons pour la faire porter en imprimerie, même signé par un autre ? On se riait de lui et bientôt il n'avait même plus sa place dans les jolis salons et les fêtes entre intellectuels et dignitaires… C'était si injuste que le monde ne sache pas, ne comprenne pas qu'il était l'être le plus influent de sa génération !

Aveugles et sourds, la bouche trop pleine de réalisme et le ventre à la place de l'esprit. Ou l'esprit à la place du ventre. Rien ne les rassasiaient plus que l’insipide, mais régulière soupe littéraire qu'on leur servait à longueur de temps.  La rancœur au bord des lèvres et la vengeance la plus sombre dans l'esprit, Louis-Napoléon vivait. Dans la misère et les mansardes que l'on accorde aux jeunes indigent qu'on déshérite à la suite du moindre scandale. Ses ambitions grandissaient plus encore que la colère qui secouait sa plume quand il écrivait des pamphlets… Et puis un jour il trouva un papier qui lui proposait mille merveilles. Songeant à une farce de mauvais goût de l'un de ses détracteurs il s'est rendu dans cette ruelle. L'éducation sentimentale à peine sortie. La colère palpitant dans la veine.

Il tire la porte, rageur… Et.


Le désert. La chaleur. La soif. L'incompréhension. Et puis… La solitude. L'horizon et le mirage. La mort sans doute au détour du chemin, sous chaque grains de sables qu'il piétinait la bouche grande ouverte. Et puis il l'a vu. La Perle. Sa jolie Perle. Il s'est avancé. Il a palpé sa poche pour en tirer son papier.


Le papier. Le Nota Bene.

« Vœu réalisé : Devenir le Roi du monde »

Il était le roi d'un monde fait de silence, de sable et de verre. Du bleu, Des dunes. Une infinité de jour devant lui pour vivre un Enfer de solitude. C'est qu'il n'y avait plus personne pour entendre sa prose et ses jolis mots. Pis. Il n'était plus capable de mentir.

Alors le premier jour il a couru. S'est réfugié dans le palais, assis sur son trône. Les fantômes chuchotant qu'il n'avait ce qu'il méritait. À moins que ce ne soit le vent ?


Le jour suivant ils arrivèrent. Ils arrivèrent tous. Deux par deux. Ils étaient là. Il n'était plus seul. Il n'était plus Louis, mais Titus.

L'Empereur.

Ce qu'il n'a jamais su et qu'il ne saura jamais c'est qu'enfin quelqu'un avait reconnu le talent, son talent et qu'il était prêt à le lancer et le publier… Mais il ne sera jamais là pour assister à son succès.


Irl
JE SUIS FONDA YAKOI
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Béni
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Titus
Béni
Lun 25 Juil - 2:20
Je suis parfait. CQFD thug
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Le monde m'appartient [Terminée]
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