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|n°53| est-ce que vivre c'est souffrir la mort (une sérénité) entre ici et l'enfer ce qui change c'est la gravité

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Cancer
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Mer 31 Aoû - 23:03


entre ici et l'enfer ce qui change c'est la gravité


© ANARCISS POUR EPICODE | hrp : jtm | 332 mots

ah ton coeur bat cancer sous ta peau ah il est bien le seul à marcher correctement encore et toujours pour l’instant du moins aujourd’hui c’est l’heure (l’arrivée) de notre ami le cancer de la bouche oh il est douloureux ah la boule a grossi depuis ce matin tu trembles cancer c’est intenable oui intenable alertant le sang qui sort de tes lèvres et ta voix enrouée ah tu as toujours le pire jeune fille la boule a grossi depuis ce matin et tes pas tes pas t’ont directement menée à l'hôpital où tu n’es jamais allée en une dizaine de jours parce que tu préférais agonir dans ton coin en prétextant peindre
(ah la douleur est sourde impossible à résister chaque jour chaque jour cela continue)
tu tentes de saisir la nuance de comprendre pourquoi pourquoi ça oh cancer tu aurais préféré être encore soumise aux ordres plutôt que vivre chaque jour ce cercle vicieux
(tu as besoin d’aide d’un adulte cancer d’un adulte ceux que tu as décidé d’ignorer la voix de la raison cancer)
le soleil tape te donne des frissons et ça fait mal mal mal ta peau pâle brûle et tu grimaces les larmes roulent aïe aïe ça devient insupportable petite de sortir à cette heure tu baisses le visage et tu as du mal à parler tu ne veux pas que les gens voient tes yeux rouges tu pousses les portes du lieu le visage bas sans regarder où tu vas et tu rentres dans quelqu’un en essuyant ta bouche qui saigne avec ton poncho déjà taché
-Excusez-moi je--
et tu t’interromps tu regardes autre part en tâtant rapidement la plaque sur ta joue qui est grosse un peu visible mais pas douloureuse
-je cherche un médecin.
tu relèves tes yeux brouillés par les larmes vers le monsieur pas très beau du tout te permettant un sourire tordu encore plus bizarre avec tes cheveux qui retombent de manière folles le long de ton corps juvénile
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Jeu 1 Sep - 13:59

La monotonie, qu’est-ce que c’est ? C’est lorsqu’on se lève, chaque matin, avec le visage fatigué de celui qui sait. Celui qui sait qu’il va encore faire les mêmes gestes au cours de sa journée. Celui qui sait qu’il va traverser son existence sans but jusqu’au son de cloche final.

Mais à Terra, point de cloche. Pas même une petite horloge. Des sabliers, voilà tout ce qu’on y trouve. Puisqu’on ne peut sensément se fier à un soleil qui n’en fait qu’à son bon vouloir, le farceur. Sans doute y a-t-il un pattern, mais tu ne l’as pas encore compris en tout cas.

Comme l’existence est douce, loin du son des horloges
Pour vous rappeler que vous êtes là jusqu’à ce qu’on vous déloge.
Que la vie lentement s’enfuit
Sans se retourner dans la nuit

Et comme chaque matin, tu es réveillé avec le soleil. Matinal s’il en est, tu es surtout un homme fort occupé. L’hôpital ne tiendrais probablement pas debout sans ton esprit aiguisé –ni ta modestie, soyons en certain.  Mais observons plutôt ton existence adaptée, ton mode de vie journalier : Finis le café serré et les croissants beurrés. Désormais, un fruit et un peu de jus constitue ton premier repas de la journée. Les temps et les gens changent, toujours et aussi invariablement que le sable s’écoule dans son habitacle de verre. Il ne faut pas longtemps pour que tu te retrouves à l’hôpital, débarrassé de Sourire par les visites journalières que tu dois suivre.

Encore une journée à regarder la maladie en face

Tu ausculte, tu fais des ordonnances improvisées, tu fais passer des messages à la guilde des horticulteurs pour obtenir de nouveaux onguents -et proposer ton aide par la même occasion, dans la recherche de ceux-ci- et tu recommences, encore. Une routine bien huilée, bien étudiée, comme tu avais l’habitude d’avoir auparavant.  Tout s’articule comme il faut, sans accroches et sans surprises. Même s’il est difficile de l’admettre, les habitudes ont quelque chose de rassurant. Aussi négatives soient-elles, tu es plus à l’aise quand vient le moment d’en réaliser une. Comme d’aller sur la grande terrasse du personnel pour observer La Perle en soupirant beaucoup trop jusqu’à ce que Carmen viennent te rappeler que tu as un travail, une vie, des responsabilités, des devoirs, des patients et un petit garçon turbulent à surveiller. Alors, la journée reprend son cours.

Tu cherchais Sourire, te semblait-il. On t’avait prévenu qu’il était encore allé embêter Titus et que l’Empereur réclamait ta salvatrice autorité sur le souriant Sourire.  Tes talons claquaient donc avec sévérité sur le sol en pierre de l’aile aménagée en hôpital du Palais, lorsque tu te heurtas à une petite fille. Ou c’est elle qui se heurta à toi, potentiellement. Elle semble bouleversée, véritablement. Tu essayes, vainement, de lui offrir un sourire rassurant –se transformant probablement en accent circonflexe ou quelque chose de similaire- avant de parler d’une voix calme et basse.

« Je m’appelle Archimède. Je suis le médecin qui dirige plus ou moins cet hôpital. Tu m’accompagnes pour que je regarde ce que tu as ? »

Tu lui tend la main, la prenant avec douceur pour l’emmener avec toi jusqu’à une salle sans porte avec plusieurs lits de pierre sur lesquels de nombreuses draperies sont allongées : Des lits d’auscultation.

« Montre-moi ou tu as mal. Comment tu t’appelles ? »

Ta voix est douce, velouté, révélant sans mal ton penchant pour la chanson et la lecture. Tu essayes d’être plus rassurant que ton visage peut le montrer au premier abord pour ne pas effrayer cette jeune fille dont les larmes ne devraient pas tarder à descendre en rappel le long de ses joues. Ta respiration est peut-être un peu chaotique, troublé que tu es face à cette émotion que tu ne ressens plus vraiment.

Souvenir d’un temps ou ces larmes étaient tiennes.
D’une époque où c’est toi qui les séchaient d’un sourire.
Souvenir d’une époque désormais si lointaine.
Une époque que tu ne voudrais jamais retranscrire.

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Cancer
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Dim 11 Sep - 23:14


entre ici et l'enfer ce qui change c'est la gravité

© ANARCISS POUR EPICODE | hrp : jtm | 299 mots

qu'est-ce que j'ai
c'est une très bonne question non c'est un mystère pour les autres pour moi aussi un peu car j'essaye d'oublier ce malheur cette tragédie digne de maupassant (car à l'école je me souviens on a lu ses nouvelles pleines de tristesse de réalité de l'ancien paris mon si cher paris et ses pavés)
qui me manquent un peu
je suis nostalgique quand même de ce passé où je vivais sous les lois mais que j'étais encore pure pure du cancer peut-être que je regrette un peu l'avant
et c'est un peu triste de le dire mais j'aurai aimé avoir (la liberté celle que j'ai tant désiré) de choisir si les conditions me convenaient
c'est un peu triste de le dire mais j'aurais aimé ne jamais croiser votre route et celle de tous ses malheureux
j'aurais aimé sauté dans les flaques de pluie de la ville de la mode et hurler dans les rues vides et encore et encore
et pourtant
pourtant me voici à vous tenir la main à vous suivre dans l'infernale boucle des hôpitaux
(celui-ci n'a pas l'odeur de ceux d'où je viens vous savez)
j'écoute ce que vous me dites et je scrute votre regard votre
sourire
qui n'existe plus
j'aimerai comprendre et vous demandez sans retenu (êtes-vous triste)
je montre ma joue j'ai un peu mal (mais ça va) c'est surtout le sang qui me perturbe et c'est un tout peut-être
je murmure en grimaçant (sans doute)
-On m'appelle Cancer ici, j'suppose que ça conviendra. C'est ce que les gens appellent ici ma restriction.
et je détourne le regard pour ne plus avoir à regarder votre visage laid
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