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Jour 9 # Les prémices

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Mar 30 Aoû - 3:23

Les jours s’enchainent et ne se ressemble pas : Il faut toujours s’adapter, faire au mieux avec ce qu’on a. Et ce qu’on a, actuellement, c’est pas grand-chose. Personne ne le sait mieux que toi, Archimède. Tu cours partout, à la recherche de solutions alternatives pour d’éventuels catastrophes à venir. Dans le désert, il y a tellement de chances d’être piqué ou mordu par quelque chose de venimeux ou de manger quelque chose d’empoisonné. Sans parler de la déshydratation, des maladies liées au soleil et aux UV... Il faut trouver une solution, il faut une alternative et cette alternative tu sais exactement ce que ça doit être.

Alors tu marches, dans tes chaussures de ville griffées par le sable, ta cravate défaite que tu continues de mettre par pur réflexe et ton pantalon déjà rudement abimé par le vent et le sable. Tes talons résonnent dans l’habitacle trop grand pour le nombre d’habitants s’y trouvant, ton souffle accélère légèrement à cause de la détermination –et du trajet que tu viens de faire en trottinant à moitié, trop peu habitué à autant d’efforts-  mais tu continues. Titus est introuvable et il te tarde de mettre la main sur lui, parce que tu ne pourras pas continuer ainsi sans avoir parler de l’ouverture d’un hôpital avec lui. C’est comme un besoin viscéral et élémentaire, il le faut littéralement. Alors tu cherches.

Sa chambre.
Les boudoirs.
La salle d'audience.
La garnison.
Le Tribunal…

Tu soupires, encore, en t’épongeant le front. Il est encore allé se planquer, tu en es certain. Tu descends donc au cachot, un frisson grimpant le long de ton dos. Si l’obscurité ne t’inquiète pas le moins du monde, les torches fixées au mur ne manquent pas de te tirer moult grimaces. Et c’est donc à pas dix fois plus rapides que tu dévale l’escalier, mettant le plus de distance entre ces réminiscences du passé et toi.  

« Altesse ? »

Le silence comme seule réponse. Il faut admettre qu’avec ta voix étranglée, il n’a peut-être pas entendu

« T’as une secondes ? Je dois te parler de quelque chose d’important. Pour éviter que tes concitoyens meurent en Ville… »

Tentative que tu qualifierais toi-même de judicieuse pour réussir à attirer l’attention de l’Empereur. Un peu comme pour le prendre par les sentiments, on va dire. Mais en allant simplement dans son sens. Enfin, si Titus avait un sens…Mais tu continues d’avancer, dans la lumière tamisée des torches lointaines, t’assurant de rester au centre du hall.

« Altesse ? »


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Béni
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Titus
Béni
Sam 10 Sep - 14:06

Il y a des jours où il m'arrive de remettre en question certaines de mes décisions. Cela arrive très souvent en ce moment. Depuis que j'ai instauré de nouvelles règles. La plupart étaient nécessaires. Et celle qui m'importune l'est également. Seulement voilà. Comment aurais-je pu deviner que s'y plié était aussi difficile.

C'est l'ennui qui me tue. L'ennui qui garde mes paupières ouvertes. L'ennui qui me condamne à penser et ressasser l'espace de quelques tours de sablier mes inactions. Car en effet, j'étais un homme très occupé. À rendre des jugements, à écouter parler mon  peuple. À encourager certaines actions pour faire grandir la perle. Nous étions déjà une vingtaine, ici. Et demain nous serions plus. Chaque jours plus. Il fallait qu'ils sentent qu'ici nous ne laissions rien au hasard. Il fallait qu'ils s'y sentent à l'aise. Car nous étions tous là des prisonniers malheureux.

Seulement voilà. Je ne profite pas assez du soleil et je ne suis pas assez fatigué pour repousser l'ennui quand le tour de sablier s'annonce et que la grande cloche raisonne. Fort heureusement pour moi, les miliciens sont encore trop peu nombreux et personne n'a encore décidé qu'il fallait que je sois gardé. Aussi profitais-je de ce temps pour fu- me promener dans mon palais. Déjouer suffisamment ceux qui gardent les grandes portes n'était hélas, pas encore à ma portée.

Hélas, il semblerait que ces escapades déplaisent aux gens du palais. Comme s'ils avaient peur qu'un jour je décide tout simplement de m'en aller. Ce n'était pourtant pas comme si je pouvais aller très loin. Aussi. Chaque fois que je crois quelqu'un, il se sent obligé de me rappeler que je dois montrer l'exemple et que je n'ai rien à faire là avant de héler la milice pour qu'elle me ramène brutalement dans mes quartiers. Et j'ai beau protester, personne n'a envie de m'écouter. Comme s'ils savaient mieux que moi. Et pourtant je suis Empereur. Ils devraient respecter mes doléances. Mais. Non.

Alors il faut que je ruse et que je devienne un fugitif dans mon propre palais. Dieu que c'était agaçant. Mais terriblement excitant. Cette fois je décidais de me cacher dans les geôles, car même en y réfléchissant, un souverain n'irait pas se perdre dans les sous-sols de son palais, là où l'on enferme les récalcitrants et les criminels.

J'eus là-bas tout le loisir d'étudier la disposition des prisons et d'apercevoir qu'il serait effectivement difficile de s'enfuir si jamais on m'enfermait là. Aussi je préférai ne pas franchir les barreaux et rester devant en imaginant comme il serait désagréable de s'allonger sur la pierre nue. Note à moi-même : Faire entrer clandestinement quelques coussins pour que la peine soit un peu plus agréable.

Et, alors que je m'apprêtais à rebrousser chemin, j'entendis des bruits de pas. Je me plaquais contre un mur, tendant l'oreille. Vous Reconnaîtr n'eut pas été très difficile. Ou du moins, votre manière de m'appeler. Vous êtes le seul qui ose me tutoyer… Sans jamais être plus familier que cela puisque je restais « Ton Altesse » et non Titus. J'ai longtemps ressassé et réfléchis. Devais-je m'en sentir blessé ou au contraire, touché ? Peut-être était-ce une maladie des hommes du 21e siècle. Une maladresse tendre qui accompagne l'errance de ces êtres qui semblent avoir tout oublié de la langue et des belles tournures. Comme leur époque doit être terne.

J'attends patiemment qu'il s'avance et puis je surgis dans son dos, les bras croisé.

« Faites moins de bruit voulez-vous ? Je suis certain d'être recherché à présent et je n'ai pas la moindre envie d'être trouvé. » Je retourne contre mon mur et je m'accroupis pour observer l'entrée un instant soucieux. Et s'ils m'avaient trouvé ? Et s'ils n'avaient rien de mieux à faire que me chercher ? Je grimace et chuchote.  « Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi je me cachais ? Et puis, pourquoi ne vous êtes vous pas présenté ce matin. Chaque Venus la salle d'audience est ouverte aux perlais. Revenez plus tôt entre le 26 tour et le trentième ! Bien que je n'ai pas l'air très occupé maintenant et bien je ne le suis pas. Je veux dire, peu importe si je suis occupé ou non. Le fait est qu'il est important de respecter mon temps privé. Les Perlais ne mourront pas tous avant la fin de ce tour, je vous prierai donc de me laisser procrastiner et scruter mon palais comme je l'entends. »

Ft. Archimède

Jour 9

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HOCUS TOTUS


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