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Knight of cydonia [Chevalier]

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Messages : 51
Localisation : Prrrrt !
Béni
Sam 20 Aoû - 0:24
Chevalier
▪ Feat : Gawain from Fate extra
▪ Âge: 20 y.o
▪ Groupe : Béni
▪ Jour d'arrivé : 76 jour
▪ Date de naissance : : 12 Mars 1489
▪ Ancienne occupation : Chevalier croisé au service de sa majesté d'Angleterre.
▪ Métier sur Terra : Sonneur d'alertes
▪ Guilde : Exploration, bblicorne
▪ Quartier : Bénis
▪ Choix de la difficulté: cauchemardesque
▪ Code règlement : EH C'EST A MOI CA.
Vœu
▪ Explication : Pratiquement tout le monde a connu l'amour. Ce sentiment salvateur et divin qui pendant un été vous fait croire que paradis est fait de Terre. Mais pour créer l'union il faut être deux et il est dans l'ordre des choses que bien souvent été fasse place à hiver. Soufflent alors les vents froids, transportant la douleur, la perte et le désespoir. Qui ne porte pas en lui le souvenir de ce jour où il s'est dit tout bas ce qu'ont pensé bien trop souvent les amants déchus :
« Si c'est ainsi, j'aurais préféré ne jamais l'avoir aimé. »
La différence entre vous et Chevalier ? Vous n'aviez pas un papier "magique" sous la main à ce moment là. Ainsi même si il n'y croyait pas, perdu loin de son pays et de son aimée mariée à un autre, combattant pour une terre sacrée du sang des hommes, Chevalier écrivit quelques simples mots « Je veux oublier Sorcière, l'amour de ma vie. » Plus une prière qu'un souhait, mais quelle différence quand cela se réalise ?

▪ Restriction :L'amour, une chose merveilleuse, magnifique et puissante, capable de lier le destin de deux êtres durant toute une vie. Ou pas. En effaçant son plus grand et seul amour, Chevalier a brisé quelque chose en lui, sa capacité à aimer réellement quelqu'un. Ainsi chaque jour est proie à une nouvelle passion, aussi fulgurante que douloureuse. Et chaque nuit le plonge dans l'oubli, laissant l'aurore réveiller un cœur vierge de tout sentiment et souvenir. Quand il touche pour la première fois le visage de l'inconnue aimé, son corps est parcouru d'une violente décharge, un véritable coup de foudre qui ne durera que jusqu'à ce que l'horloge frappe le douzième coup de minuit. Et alors tout recommencera, mais avec une personne différente.  



Acier, sang et eau
L'homme est fait d'acier, de sang et de larmes disait son père.
De l'acier, Chevalier en a gardé la carrure, la résistance et le tranchant. Petit pour Terra, grand pour son époque, il est tout en muscles, cicatrices et puissance, même si cela ne se voit pas au premier coup d’œil, il reste soldat du roi et de ce fait l’entraînement qu'il a suivi depuis sa plus tendre enfance a forgé son corps pour une seule chose, la guerre. De la même manière qu'un creuset donne forme à la lame pour trancher, on a donné forme à ce corps-ci pour tuer.
Le sang quant à lui s'est écoulé de nombreuses fois de son corps, mais jamais suffisamment pour le délivrer de ses devoirs. Il rugit encore à travers son corps, saillant dans ses veines sous la chaleur ou l'effort, montant le rouge à ses joues d'homme fait et traversant ses lèvres strictes quand une femme désirable s'approche trop de lui. Sa peau pâle d'Angle ne peut cacher ce vermeille qui parcoure son être, le rendant fort, le rendant mortel. C'est un jour ce sang qui portera sa mort en le fuyant ou, s'il a offensé Dieu, en répandant le mal à travers ses entrailles, le laissant suppliant pour qu'on l'achève comme bien d'autres avant lui. Mais en attendant il tonne, gronde et tambourine, le poussant vers son destin, lui rappelant ses origines.
Mais des larmes, il n'en reste que deux. Deux saphirs engoncés dans ses orbites. Le reste a disparu, coulant à torrent pour une femme qui en avait choisi un autre, il a été versé pour des compagnons, pour un père, il s'est évaporé sur le sable du désert ou a gelé dans la cour d'un château, dans le nord de sa terre natale. Les dernières ont moucheté une lettre d'adieu, un geste stupide mais nécessaire. Des larmes il n'en reste définitivement plus chez cet homme, l'horreur du monde est le fer porté au rouge qui a définitivement taris la source et plus jamais elle ne coulera. Tout ce qu'il reste, c'est deux saphirs glacés qui ne cillent jamais, deux pierres et du sel sur des plaies oubliées.
Si Chevalier avait eu un enfant il lui aurait dit, que les hommes étaient fait d'acier, de sang et de sel.    



Parangon à temps partiel

Devoir et honneur liés // à jamais protégé
Transmis de père en fils // sans choix ni liberté
Principes, dogmes moraux // savoirs immémoriaux
Ils forgent une volonté // une tradition sacrée

Dans ce carcan il naît // de ce carcan il meurt
Car tel est le souhait // de son divin moqueur
Pareil aboutissant // forge l'esprit en acier
Impossible à plier // même en le souhaitant

Mais le pire rocher // ne peut empêcher
Une plante de pousser // porteuse de liberté
Autour des chaînes forgées // l'identité surgit

Promesses d'une nuit // sorties interdites
Arômes exotiques // souvenirs évanouis
Les rêves de liberté // ont la force d'une vie

Le rire bientôt résonne // suivi des ces envies
Une fissure apparaît // le parfait devient laid
Car cage d'intégrité // à jamais n'est parfait
D'une femme amazone // miroite l'interdit

Pourtant aucune belle fin // ne suit ce chemin là 14
Quand un autre ouvre ses bras // il blâme le destin 13

Chevalier porte les marques d'une éducation stricte, d'un dogme vertueux qui lui fut enseigné depuis sont plus jeune âge jusqu'à la croisade. Couplé à un enseignement militaire il est normal de voir en lui une forme de droiture extrême pourtant ordinaire à son époque. L'homme va tuer l'infidèle car il n'est pas fidèle, il défend ainsi la femme travailleuse qui reste à la maison et élève les gosses. Si il se comporte bien il ira au paradis, sinon l'enfer l'avalera. Cela peut faire rire certains mais son époque forge les hommes dans la croyance et la vie ressemble donc plus à un tour de corde raide qu'à une œuvre de liberté.
Là où la chevalerie lui a apprit à obéir sans poser de questions, l’Église lui a confirmé que toute chose était fruit du travail de Dieu et que rien n'était hors de sa place sans la volonté de ce dernier. Il en résulte au final un homme doué en beaucoup de points mais pas en matière d'effronterie, ni de désobéissance.
Et on passe sur les passages les plus drôles, ceux qui concernent l'adultère, l’athéisme, le libertinage et le blasphème. Il fut un temps où Chevalier était un parangon de foi, représentation vivante de toutes ces ''vertus'' défenseur de la veuve et du vrai croyant.

Mais deux blessures nettes ont fait place autour d'elles. La première se nomme croisade. Une œuvre sainte pour qui n'a pas marché un jour sur un champs de bataille en philosophant sur la volonté du seigneur. Il n'existe que deux sorties à cette épreuve, une foi renforcée, ou le doute. Pour Chevalier la mort de Ser Patrick de la gangrène, de Ser Richard de la peste et de Ser Waldon de la chiasse rouge, sans parler des massacres, mirent le doigt sur un petit doute, présent quelque part tout au fond de lui qui ne cessa dès lors de grandir.
Étayé de plus par une ''petite'' complication. A savoir son arrivée sur une terre inconnue qui somme toute ne ressemblait ni à l'enfer ni au paradis, malgré la présence d'un nombre perturbant de chèvres et d'hérétiques. En d'autres temps il se serait contenté de passer l'endroit par le feu et l'épée, laissant Dieu reconnaître les siens, mais il ne s'en sentait juste plus capable. La ferveur qui l'avait soutenu tout ce temps avait finalement disparu, laissant maintenant un homme à peine capable de supporter ses propres pêchés sur le bord de la route.

Voilà tel qu'il est actuellement, vivant mais perdu, perdu dans sa foi, perdu dans ses souvenirs, perdu loin de chez lui.

Il existe une troisième blessure, disparue comme par magie mais dont l'influence ne peut disparaître sans lui faire perdre la raison. Une vieille histoire, une romance qu'il a vécu comme une trahison et qui le pousse encore aujourd'hui à se méfier parfois des autres, surtout si elles sont du mauvais sexe.
Il est intéressant de noter que cette blessure oubliée démontre qu'il n'avait à l'époque fallu ni d'une guerre, ni d'un miracle pour le détourner de la sainte voie, mais juste d'un sourire et d'une promesse. D'une tentation dont il avait réellement envie. Peut-être n'était-il parangon qu'à temps partiel ?

Qualités : Droit – Juste – Volontaire – Travailleur – Bon – Calme.

Défauts : Indécis – Misogyne – Rongé par le remord – Parangon quand ça l'arrange – Faible face à la tentation.
L'épée et la rose


CHEVALIER : Supposé héros de l'histoire, il incarne d'abord l'enfant, puis l'adolescent et enfin le jeune adulte dans cette époque médiévale tumultueuse et remplie de conflits. D'abord idéaliste, il verra sans cesse ses principes remis en causes jusqu'à son départ pour Nota Bene.

SORCIERE : Femme de mystère et de beauté, elle est le deuxième personnage de l'histoire en ordre d'importance, c'est autour d'elle que se batira l'intrigue amoureuse qui mène la pièce et c'est pour elle que Chevalier traversera bien des épreuves.

PERE : Homme autoritaire et exigeant, ayant lui même combattut à de nombreuses reprise, il entend bien diriger sa famille comme il le souhaite et cela afin de lui apporter deux choses : puissance et honneur.

AINE : Grand frère de Chevalier et premier de la famille, c'est un homme vertueux destiné à reprendre les terres de la famille. Aimé et adulé de tous il est dépeint comme un exemple à suivre.

LES AUTRES FRERES : Membres de la famille de Chevalier, l'un se prépare à rentrer dans les ordres, le suivant est encore trop jeune pour quoi que ce soit.

EVEQUE : Haut dirigeant de l'église catholique, il appelle aux armes et à la croisade.

SIR : Seigneur de père, homme jovial et pieux.

ROI : Dirigeant du saint-royaume d'Angleterre , c'est un homme pieux qui croit en la justice des armes.

SEIGNEUR : Dirigeant d'un castel perdu au Nord, à la frontière de l'Ecosse, c'est un homme dur mais juste.

LA NOURRICE : Gentillesse et bienveillance, elle s'occupe des enfants des deux familles depuis longtemps.

CROISE : Un chevalier croisé, compagnon d'arme de chevalier, dernier survivant des compagnons avec qui ils sont partis.


Acte I Scène I :

[La pièce s'ouvre sur une petite cour attenante à deux maisons, la nourrice y tient sur ses genoux les deux enfants.]

LA NOURRICE : Et c'est pour cela mes enfants que l'amour est un poison pour l'homme et que si vous vous devez d'y goutter un jour dans votre vie, vous devez aussi garder à l'esprit qu'il a fait et défait des royaumes et des hommes bien avant votre naissance. Et qu'il pourrait tout aussi facilement vous défaire ...

CHEVALIER : Mais jm'en fiche de l'mour mwa, plus tard je serai chvalier et jcombb'trait tous les missants !

LA NOURRICE : Il est fort sage de trouver autre destin que celui d'aimer mon jeune enfant, mais il me semble que hier encore tu jurais vouloir épouser la demoiselle ici non ?

SORCIERE : Tu peux pas être chevalier si tu es parjure.

CHEVALIER : C'est quoa parjute ?

LA NOURRICE : Ce sont des hommes maudits des dieux, car ils sont revenus sur leur parole.

SORCIERE : Et comme tu as promis de m'épouser pour de la poudre toute douce hier et bien tu es obligée si tu veux devenir chevalier.

[L'enfant semble réfléchir]

CHEVALIER : Soit alors, mais c'bien parceque c'est pour comb'ttre les missants.

[La nourrice les serre contre elle]

LA NOURRICE : Et maintenant laissez-moi vous conter une autre histoire, celle de Tristan et Iseult me parait tout appropriée au vue de nos discussions ...

[Fin de la scène.]

Acte I Scène II :

[Chevalier est devenu un enfant robuste, il combat Ainé dans la cour, leurs armes sont émoussées et ils sont vétus d'armures de cuir mais les coups sont réels. Père regarde tout cela d'un oeil critique.
Soudain l'arme de Chevalier tombe au sol à la suite d'un coup d'Ainé.]

PERE : Stop, voilà qui suffit, Chevalier peux-tu me dire où a été ton erreur ?

CHEVALIER : J'ai voulu feinter mais j'ai mis trop de temps à me remettre en garde,  Ainé en a profité pour frapper.

PERE : Ainé ton avis ?

AINE : Chevalier change toujours d'appui avant de feinter, il aura beau se remettre le plus rapidement du monde en garde, si l'ennemi sait ce qu'il va faire alors il est fichu.

[Père semble approuver d'un hochement de tête.]

PERE : Connaitre ton ennemi est le meilleur moyen de le défaire. Chevalier, tu es trop concentré sur l'enchainement de tes gestes et la perfection des tes techniques, si cela te vaut les lauriers quand tu frappes le mannequin, dans la réalité tu en oublies ton véritable ennemi. Ce n'est pas contre toi-même que tu dois te battre et un coup parfait n'existe que s'il touche ton ennemi.

CHEVALIER : Mais père ...

PERE : Assez, l'entrainement d'aujourd'hui est terminé. Chevalier j'ai une importante nouvelle à t'annoncer.

CHEVALIER : Oui père ?

PERE : [Sortant de sa poche un bout de parchemin] Ceci est la preuve que Seigneur a accepté de faire de toi son écuyer, prépare tes affaires pour demain, je veux que tu sois parti à l'aube. Tu es le deuxième de ma lignée et c'est à toi que revient l'honneur de défendre notre nom par les armes.

[Le jeune homme accuse le choc, il vient tout juste d'avoir douze ans semble-t-il.]

CHEVALIER : Bien père, puis-je aller faire mes adieux à la maisonnée ?

PERE : Oui, va.

[Chevalier sort de la cour.]

PERE : Ainé, es-tu triste du départ de ton frère ?

AINE : Non père, c'est un honneur qu'il reçoit, il saura s'en montrer digne.

PERE : Bonne réponse fils, j'ai aussi une nouvelle pour toi.

AINE : Laquelle est-ce père ?

PERE : Tu as seize ans révolu maintenant, il est plus que temps de te marier, la jeune fille de nos voisins n'est pas de noble naissance mais elle est riche et sa dot sera importante, cela comblera la dernière faiblesse de notre famille. Tu as de la chance, on la dit magnifique et serviable.

AINE : Merci père. Je saurai me montrer digne.

PERE : Bien, va maintenant, je dois préparer le départ de mon deuxième fils, que l'hiver gèle ses larmes et forge son âme afin de le préparer au feu du combat.

[Les deux personnages se séparent.]

Acte I Scène III :

[La nuit est tombée sur la cour, deux ombres furtives s'installent pourtant sur le banc, discutant à voix basse.]

SORCIERE : Ah ! Te voilà Chevalier, pourquoi m'as-tu fais venir ici si tard et sans ma chaperonne ?

CHEVALIER : Je m'excuse, demoiselle de mes nuits, mais j'ai une bien mauvaise nouvelle à t'annoncer.

SORCIERE : [Prenant un air mortifié] Mais tu es couvert de bleus ! Encore un entrainement de ton père c'est cela ? Viens prêt de moi, il doit me rester un peu de baume.

CHEVALIER : [Obéissant] Je... Sorcière... Je vais devoir partir, père m'envoie loin, dans le nord, pour y devenir écuyer jusqu'à mes seize ans, je serai absent quatre ans.

SORCIERE : Je le sais déjà Chevalier, ce genre de nouvelle franchi les cours à la vitesse des pieds des serviteurs, Nounou serait triste de nous voir ainsi séparés mais il est des devoirs que tout un chacun se doit de respecter.

CHEVALIER : [Se tournant pour la regarder nouer un mouchoir brodé autour de son bras] Promets-moi Sorcière, promets-moi que dans quatre ans nous nous reverrons, comme avant et que plus jamais nous ne nous séparerons, promets-le-moi que la chaleur de tes mots à jamais empêche la glace de geler mon coeur, si loin de toi.

SORCIERE : Chevalier, bien sûr que nous nous reverrons, je ne vais point disparaitre en ton absence, aussi longue soit-elle. Quand tu reviendra je serai là et si ton souhait est de rester ma maisonnée aura toujours besoin d'un chevalier à son service. En attendant garde ce mouchoir, il sera témoin de ma parole.

CHEVALIER : Merci Sorcière tu sais je...

SORCIERE : Mais moi aussi je dois t'avouer quelque chose, une nouvelle que l'on m'a annoncée aujourd'hui. Elle me remplit de joie mais me chagrine aussi et je te supplie, mesure-toi quand tu l'apprendras.

CHEVALIER : Qu'y a-t-il étoile de mon ciel ?

SORCIERE : Je...

CHEVALIER : [Alerte] Chut ! J'entends des voix ! Séparons-nous vite je crois que mes frères arrivent !

[Les deux ombres disparaissent bien vite quand une torche éclaire la cour.]

FRERES : Ola manant qui va là !

[Seul le silence leur répond. Ils repartent donc.]

Acte II Scène I

[Une grande salle de pierre dans laquelle brûle un feu de bois, des bannières sont accrochées aux murs, un jeune homme fait dîne en compagnie d'un vieil homme barbu, des serviteurs apportent viandes et boissons.]

SEIGNEUR : Comment te sens-tu pour ton retour chez toi Chevalier ?

CHEVALIER : Pour dire vrai, nerveux, Seigneur, j'ai tellement appris et changé, sans parler du sang sur mes mains et des huiles saintes sur mon front. J'ai parfois peur que les miens ne me reconnaissent plus ou que ce ne soit toujours pas suffisant pour mon père.

SEIGNEUR : Le sang qui a coulé était tribut de la justice, tu n'as fait qu'appliquer ce que le courroux divin aurait de toute manière envoyé sous une autre forme. Quant à ton père tu sais bien que malgré tout il t'aime comme son fils, regarde les dépenses qu'il n'a pas hésité à faire pour toi, armure, cheval et armes alors que de mon souvenir ta famille avait réputation d'honneur mais point de richesse.

CHEVALIER : Je vous remercie de vos paroles Seigneur, je suis maintenant homme fait et c'est ainsi que je dois retourner chez moi. Je ne pourrai jamais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi.

SEIGNEUR : Rien ne t'a été donné, tout a été acquis, je me souviens de ton arrivée ici jeune homme, comme fils d'un été. Tu pars mainenant en homme d'hiver et dans ton sang coule la justice et l'honneur. Pourtant j'ai parfois l'impression qu'une autre motivation fleurit en toi.

CHEVALIER : Honneur, foi et justice, telles sont les vertus que je me dois de suivre jusqu'à la fin de ma vie. Je défendrai mon suzerrain et protégerai la veuf et l'orphelin. Mais vous avez raison, il y a au fond de moi encore une petite fleur d'été, un bourgeon semé il y a longtemps sous la forme d'une promesse faite par une femme. Elle a dit qu'elle m'attendrait et je souhaite encore le croire. Ce n'est guère chevalersque mais je ne peux m'en défaire.

[Seigneur rit.]

SEIGNEUR : Pour le peuple cela au contraire ne saurait-être plus chevaleresque ! Allez va ! Le Nord te libère fils du blizzard, que ta rage soit aussi calme que la glace et aussi brulante que le gel. Même au coeur du désert jamais notre froid ne quittera ton corps, va et revient me voir un jour en compagnie de ta belle, que je puisse admirer le bonheur dans tes yeux.

[Chevalier se lève et s'incline.]

CHEVALIER : Puissions-nous nous revoir Seigneur.

SEIGNEUR : Puisse Dieu nous accorder cette grâce.

Acte III Scène I

[Un salon de bourgeois de l'époque, avec son sol en pierre, sa grande cheminée et sa table rigide entourée de chaises.]

PERE : Comment a été le voyage ?

CHEVALIER : Moins rude que l'aller, la saison se fait propice aux déplacements.

[Le silence se fait, seul résonne le crépitement des flammes.]

CHEVALIER : Je croyais que Troisième allait rentrer dans les ordres.

PERE : Oui, il part dans quelques mois dans une abbaye très réputée, j'ai déjà engagé un précepteur pour lui apprendre le latin et le grec ainsi que les bases des mathématiques.

CHEVALIER : Cela a dû coûter cher.

PERE : Le prix de son avenir m'importe fils. Serais-tu devenu pécunier ?

CHEVALIER : Non père.

[Nouveau silence.]

CHEVALIER : Ainé n'était pas là pour m'accueillir tout à l'heure.

PERE : Il est en voyage, une affaire urgente à l'autre bout du comté.

CHEVALIER : Nous n'avons jamais eu de possessions si loin.

PERE : Tu es parti quatre ans fils, tu es devenu chevalier, il est devenu héritier, même s'il l'était déjà avant ton départ. C'est lui qui gère la plupart des biens maintenant, je me fais trop vieux pour le voyage.

[Chevalier semble mal à l'aise.]

CHEVALIER : Je n'ai pas vu non plus Sorcière, les gens de l'autre maisonnée étaient pourtant tous là à son exception.

PERE : Elle est partie avec Ainé.

CHEVALIER : Avec ? Mais pourquoi donc ?

PERE : C'est le devoir d'une épouse de suivre son mari.

[Le silence retombe, il dure, roule, trombe.]

CHEVALIER : Je vois, bien des choses ont changé.

PERE : Oui, c'était une bonne alliance, pour la famille.

CHEVALIER : Ce voyage m'a épuisé, nous avons essuyé de la grêle au guet. Je vais aller me reposer si vous me permettez.

PERE : Va, va. Mais soit prêt pour le diner, ton frère devrait y être présent en compagnie de sa dame.

Acte III Scène II

[Le salon est rempli, des gens autour de la table dînent, Ainé préside, à sa gauche Père, à sa droite Sorcière. Des serviteurs apportent souvent des plats. Chevalier siège à l'autre bout de la table, place d'honneur.]

AINE : Je suis heureux de te revoir mon frère.

CHEVALIER : Je te remercie de m'offrir le pain et le sel mon frère.

AINE : Allons, tu restes et resteras mon frère, chevalier du roi ou non. Nous avons vécu toute notre vie ensemble.

CHEVALIER : Tu ne me présentes pas ta magnifique épouse frère ?

[Ainé rit, faisant un signe vers Sorcière.]

AINE : A-t-elle à ce point changé mon frère ? Cela ne fait que quatre ans, il s'agit toujours de Sorcière, ton amie d'enfance.

CHEVALIER : Cela doit être dù à la fatigue du voyage. Pendant quelques instants elle m'a parue être une autre femme.  

PERE : Tu devrais souhaiter bonheur et enfants à ton frère mon fils.

CHEVALIER : Excusez-moi père, je te souhaite la félicité mon frère et un mariage fidèle, après tout quel mariage peut échouer s'il est construit sur la confiance ?

AINE : Merci frère, pour ma part je te porte un toast, que ton bras soit guidé par l'honneur et que ton nom soit auréolé de gloire !

CONVIVES : [Portent un toast à Chevalier]

EVEQUE : La gloire ne manque guère à notre époque. Le pape semble prêt à appeler une nouvelle croisade pour bouter l'hérétique hors de Jérusalem.

SIR : Si j'étais plus jeune je m'y joindrais avec plaisir ; gloire, richesse et sainteté attendent les hommes qui portent la croix.

PERE : J'ai entendu dire que des terres y étaient distribuées lors des victoires.

EVEQUE : Oui Ser, c'est ainsi que sa sainteté et notre roi récompense ceux qui risquent leur vie pour la vrai foi. Nombreux sont les chevaliers sans terre devenus seigneur puissants en ces terres éloignés.

CHEVALIER : Voilà qui semble être propice, je suis jeune, chevalier, sans terre et sans attaches. Un candidat idéal en somme.

AINE : Allons frère, tu as père et mère ici, souhaite-tu donc déjà nous quitter ?

[Les convives écoutent, attentifs.]

CHEVALIER : Avant d'être ton frère je suis chevalier oint des huiles sacrés, défenseur de la vraie foi et protecteur de la veuve et de l'orphelin. J'ai donné ma parole devant Dieu. Si je venais à y manquer qui serais-je donc ?

[Des murmures d'assemptions parcourent la table, Ainé baisse la tête, peiné.]

SIR : Venez donc dîner chez moi demain soir chevalier, nous discuterons de ce que cela implique réellement.

CHEVALIER : Avec plaisir Ser.

PERE : Voilà un acte qui te couvrira de gloire mon fils.

[Le repas continue tandis que les rideaux se referment.]

Acte III Scène III

[Il doit être tard le soir, tous les convives sont allés se coucher, il ne reste que Chevalier, Ainé et Sorcière à table.]

AINE : Bien, le sommeil me guette et je peux le sentir sur mes paupiéres. Je vais vous laisser, je ne doute point que vous avez du temps à rattraper.

[Ainé se lève de table et sort. Il ne reste que les deux autres. Le silence se fait pesant, glacial. Les yeux de Chevalier ne quitte pas ceux de Sorcière qui se refuse à regarder dans sa direction. Après de longues minutes elle se tourne enfin et ouvre la bouche determinée à parler. Un grand fracas retentit alors quand Chevalier se lève brusquement, sa chaise se renversant sur le sol. Sorcière sursaute au bruit, hésite une seconde. Chevalier en profite pour sortir de la pièce, la laissant seule avec un mouchoir brodé.]

Acte IV Scène I

[Une plaine désertique où rien ne s'étend à perte de vue. Chevalier est là, il semble plus vieux, la vingtaine, une barbe naissante recouvre ses joues et son armure autrefois magnifique est maintenant tachée de sang et poussiéreuse. Un drap blanc croisé de rouge la recouvre, couvrant le pire des dégats. Devant lui trois tombes balayées par le vent, le sable a déjà commencé à engloutir les morceaux de bois, signe du dernier repos d'hommes.]

CROISE : Allez vient, tu as assez prié pour mille hommes Chevalier, tu dois te reposer, tu sais que la vrai bataille sera pour demain.

CHEVALIER : Pourquoi Croisé ? Pourquoi eux ?

CROISE : Parce que Dieu en a décidé ainsi, que leur moment était venu. Tu sais qu'ils chevauchent aux côtés du seigneur maintenant. Puisse sa gloire tous nous acceuillir.

CHEVALIER : Ils étaient les derniers en dehors de nous deux, on nous a promis la gloire et la richesse. Mais quelle gloire et quelle richesse auront-ils au fond d'une tombe ?

CROISE : La gloire d'avoir servi Dieu, la richesse d'être mort en homme. Bien plus que ce qu'on ne peut espérer à Jérusalem mon frère.

[Chevalier serre les poings, il semble furieux. Mais finalement il se détourne, impuissant, des tombes de ses compagnons.]

CHEVALIER : Ma vie n'a été qu'épreuve Croisé, encore et toujours, encore maintenant les fantômes de mon passé me tourmentent et pourtant jour après jour, les épreuves continuent.

CROISE : Le sens de tout cela nous dépasse et tu le sais, cesse de te tourmenter, viens à l'ombre des tentes, prépare-toi pour la prochaine épreuve, celle de l'acier de demain, tu n'obtiendras rien d'autre ici.

[Les deux hommes commencent à s'éloigner.]

CHEVALIER : Soit, si la vie n'est qu'épreuve alors j'en triompherait aussi, après tout que puis-je faire d'autre ?

[Fin de la scène.]

Acte IV Scène II

[Le même endroit, les trois tombes ont disparu, il ne reste que quelques morceaux de bois, une quatrième est présente cependant.]

CHEVALIER : Voici la gloire et la richesse qui nous sera tous accordé, n'est-ce pas Croisé ? Tu avais la foi même au pire de la tempête, contrairement à d'autres.

[Il baisse les yeux]

CHEVALIER : Contrairement à moi.

[Il sort une pièce de papier.]

CHEVALIER : Au matin il y avait ceci dans ma tente, je n'ai jamais vue velin aussi parfait. Cela pue la sorcellerie à plein nez. En d'autres temps j'aurais brulé cette chose. En d'autres temps vous auriez tous été vivant pour me soutennir.

[Il cache son visage dans sa main libre.]

CHEVALIER : Le pire est que je me sens capable de continuer à vivre sans vous, mais incapable de continuer sans elle. Pitoyable pêcheur que je suis, toujours proie à la luxure quand les justes tombent à mes cotés. Le paradis me sera refusé, mon enfer est cette terre. Voici la seule récompense pour mon âme impie.

Alors soit. Je ferai de cette terre un paradis pour moi. En votre souvenir. Et pour ce faire, eh bien si Dieu me refuse son aide, alors le diable entendra sûrement mon offre. Je n'ai plus rien à perdre après tout. Plus rien.

[Il se tourne en s'en va, sans un mot de plus.]

Acte IV Scène III :

[Un homme seul se tient dans un campement perdu dans le désert. Dans sa main, une lettre, tachée d'encre, de sang et de larmes. Ironique si l'on considère que la plume est parfois l'épée. Une adresse est marquée, si on peut considérer cela comme une adresse : 13 ème tente, 4 ème rangée , pavillon provisoire rouge. L'homme serre le point et s'avance vers son destin.]

[Un autre désert, un autre monde, un autre soleil. L'homme cligne des yeux et le cache de sa main. Mais que vient-il de se passer ? Pourquoi est-il là ? Fugace le visage d'une femme traverse une dernière fois son esprit avant de disparaitre à jamais.]

[Fin de la pièce.]
Irl
Hellow, jm'appelle Lou, 23 ans ou 24 j'oublie souvent. J'ui un grand blond au regard mélanco- wait no. Qui a écrit ce texte sérieusement ? Je reprends. Donc je m’appelle Lou, grand, certes, blond, certes mais c'est à peu près tout, fan de lecture, d'écriture et de jeux vidéo on finit par se demander pourquoi je suis toujours aussi maigre à force de pas bouger. C'est Sorcière qui m'a traîné ici, pour mon plus grand plaisir, une perle (haha) du net à ne pas douter. J'espère sincèrement qu'on s'entendra tous et que tout se passera bien et puis sinon on improvisera ! Un poil peur de louper une convenance sociale ou un truc du genre et de me mettre tout le monde à dos haha x)
Ps : J'ui nul en orthographe mais jme soigne.
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Dipti
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Sam 20 Aoû - 13:22
Olala cette histoire d'amour qui promet du lourd olalaaa ;w;

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Agapè
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Sam 20 Aoû - 18:51
COUCOU TOI. *sautille* gambader

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Béni
Sam 20 Aoû - 23:00
Ouaiiiis des gens !! Sinon finis plus que la restriction =3
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Béni
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Titus
Béni
Dim 21 Aoû - 2:00
Mes propositions


Restriction Physique
Maintenant que Chevalier à oublié Sorcière il ne souffre plus de son amour pour elle… Et si le vœu avait fait plus que cela ? Et si maintenant Chevalier était incapable d'éprouver du désir pour qui que ce soit ? C'est comme si on l'avait privé de la capacité à s'enflammer, pour un corps, pour une bouche, Chevalier a perdu le feu, le désir, ce feu insolent qui embrase l'homme. Pffuit envolé. L'Incarnation née de ta restriction serait le désir.


Restriction psychique
Chevalier a perdu l'amour de sa vie, il a vécu une vie solitaire, il a beaucoup donné, pour Dieu, disait-il. Il a battu la campagne, perdu des frères d'armes ; frères qui l'écoutaient sans faillir quand il s'épenchait sur sa perte… Mais voilà. Et s'il perdait la foi ? Cette chose, cette certitude qu'en haut, un dieu bienveillant veille et guide les brebis égarés. Deviendrait-il païen ? En perdrait-il le courage de se battre ? Et les souvenirs, ses souvenirs… Ne deviendraient-il pas vides de sens si la foi quitte son esprit, son coeur et son âme ?Et tous ces sacrifices…. Au nom de quoi tes amis son mort, mon pauvre Chevalier ? Tu as beau sonder ton coeur, il reste silencieux. Terriblement silencieux. L'Incarnation née de ta restriction serait la Foi.)


Autre Restriction
Cette inconnue qui reste à ses côtés et si jolie… Si jolie ! Chaque fois qu'il croise ses yeux il ne s'en empêcher… Elle fait battre son coeur, mais il ignore pourquoi. Alors quand, parfois il essaie de frôler son doux visage de ses doigts indélicats… Une décharge électrique lui parcours le corps entier. C'est le coup de foudre. La douleur et le bonheur dans un même temps. Et peu importe le nombre de fois où il essaie il ne peut s'en empêcher, elle l'attire et il l'aime, seulement voilà… Vivre un coup de foudre tous les jours c'est ennuyeux, très ennuyeux, mais c'est pas grave, c'est pas grave parce que le soir il oublie tout de l'étrangère qui a fait battre son coeur, de son coup de foudre… Mais le lendemain matin cela se répète. Inlassablement. Condamné à l'amour éphémère. Pauvre Chevalier, est-ce que ton coeur est seulement capable de véritablement aimer ?

(Infos en plus : Cela peut concerner tout le monde sur Terra, il est condamné au coup de foudre journalier, mais il oublie tout et le lendemain ça recommence.) (Le coup de foudre lui fait dresser les poils sur les bras et la tête parce que c'est un véritable coup de foudre. Qui fait mal.) (Y compris Sorcière) (même si elle reste une inconnue à ses yeux.) L'Incarnation née de ta restriction serait le Grand Amour.


Tu peux choisir l'une des trois tu as 5 jours maximum pour te décider ! Si rien ne te plaît tu peux écrire une restriction de ton choix et on regardera ça ! Choisis bien coeur ♥️

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HOCUS TOTUS


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Dim 21 Aoû - 2:57
*s’agite car il a finis*
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Incarnation
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Takeko
Incarnation
Dim 21 Aoû - 13:20
Bon. Sorcière et toi vous êtes des oufs. Voilà. Je devais le dire. Bisous.

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Titus
Béni
Dim 21 Aoû - 16:22
Validation ♥
Avis sur la fiche:

Hinhin déjà je te devais te dire que le titre m'a fait hurlé de joie. Muse. Le commentaire m'a fait super plaisir et franchement, c'est pas grave l'orthographe, je veux dire c'est tellement bien écrit ! J'ai vu des petites fautes. ET ALORS? J'en fais, t'en fais, elle en fait, nous en faisons etcetc. J'ai beaucoup aimé, chaque description est travaillée pour correspondre au personnage, ça donne une atmosphère particulière, participe à rendre tout cela extrêmement réel. Tu as compris l'époque à laquelle il a appartenu. L'histoire est écrite de manière tellement originale, franchement, le moment dans le désert, avec le croisé, tu sais devant les tombes était tellement bouleversant… Pfff. Ne doute pas de toi et va rp, va t'amuser êê ♥

Te voilà validé(e) à présent ! Tu peux aller recenser ton avatar ainsi que ton voeu et bien entendu ton métier. Si tu veux tu peux aussi créer une fiche de lien pour te faire des amis et tu pourras également faire une fiche de succès&rps. Encore une fois toutes nos félicitatiooons et amuses-toi bien parmi-nous ♥ ! Tu as obtenu le succès « Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu » et tu as à présent un bonus de 15 points ! Conformément à ce qui est indiqué sur la P.A tu gagnes un bonus de 5 points pour avoir choisi d'incarner un béni ♥



Jour 76 :Sorcière&Chevalier]

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HOCUS TOTUS


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Knight of cydonia [Chevalier]
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